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Autisme : critères diagnostiques du DSM-5

Autisme : critères diagnostiques du DSM-5

Messagepar peter62 sur 08 Avr 2015, 16:27

La cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, le DSM-5 (1), classe le trouble du spectre de l'autisme dans les troubles neurodéveloppementaux.

Ce trouble englobe quatre diagnostics précédents du DSM-IV : le trouble autistique (autisme), le syndrome d'Asperger, le trouble désintégratif de l'enfance et le trouble envahissant du développement non spécifié. Ce qui reflète, explique le manuel, le consensus scientifique selon lequel ces quatre troubles sont en fait une seule et même condition avec différents niveaux de sévérité de deux catégories de symptômes (2).

Voici les critères diagnostiques du DSM-5 (traduction libre de Psychomédia):

Déficits persistants dans la communication sociale et les interactions sociales dans de multiples contextes, comme en témoigne ce qui suit, actuellement ou précédemment (les exemples sont illustratifs et non exhaustifs):

Déficits de la réciprocité socio-émotionnelle, allant, par exemple, de l'approche sociale anormale et l'incapacité d'échanger dans une conversation; au partage réduit d'intérêts, d'émotions, ou de l'affect; à l'échec d'engager ou de répondre à des interactions sociales.

Déficits dans les comportements de communication non verbaux utilisés pour l'interaction sociale, allant, par exemple, de la communication verbale et non verbale mal intégrée; à des anomalies dans le contact visuel et le langage du corps ou des déficits dans la compréhension et l'utilisation de gestes: à un manque total d'expressions faciales et de communication non verbale.

Déficits dans le développement, le maintien et la compréhension des relations, allant, par exemple, de difficultés à adapter le comportement en fonction de divers contextes sociaux; à des difficultés à partager les jeux imaginatifs ou à se faire des amis; à l'absence d'intérêt pour les pairs.

Modes restreints, répétitifs de comportements, d'intérêts ou d'activités, comme en témoigne au moins deux des éléments SUIVANTS, actuellement ou précédemment (les exemples sont illustratifs et non exhaustifs):

Mouvements moteurs, utilisation d'objets, ou parole stéréotypés ou répétitifs (par exemple, stéréotypies motrices simples, aligner des jouets ou retourner des objets, écholalie, phrases idiosyncrasiques (hors contexte)).

Insistance sur l'adhésion inflexible à des habitudes ou modes ritualisés de comportement verbaux ou non verbaux (par exemple, une détresse extrême en cas de petits changements, difficultés avec les transitions, modes de pensée rigide, rituels de salutation, besoin de prendre le même itinéraire ou de manger la même nourriture tous les jours).

Intérêts très restreints et circonscrits qui sont anormaux dans leur intensité ou leur orientation (par exemple, un fort attachement à des objets inhabituels, des intérêts excessivement circonscrits ou poursuivis avec une persévération excessive).

Hyper- ou hyporéactivité à des inputs sensoriels ou niveau intérêt inhabituel pour les aspects sensoriels de l'environnement (par exemple, indifférence apparente à la douleur/température, réaction négative à des sons ou des textures spécifiques, sentir ou toucher des objets excessivement, fascination visuelle pour des lumières ou mouvement).

La sévérité est spécifiée sur la base des déficits dans ces deux catégories A et B.

Les symptômes doivent être présents dans la période de développement précoce (mais peuvent ne devenir pleinement manifestes qu'après que les exigences sociales dépassent les capacités limitées, ou peuvent être masqués par des stratégies apprises plus tard dans la vie).

Les symptômes causent une altération cliniquement significative du fonctionnement actuel dans les domaines sociaux, scolaires ou professionnels, ou d'autres domaines importants.

Ces perturbations ne sont pas mieux expliquées par la déficience intellectuelle (trouble de développement intellectuel) ou un retard global de développement. La déficience intellectuelle et le trouble du spectre de l'autisme surviennent fréquemment ensemble; pour poser les deux diagnostics de trouble du spectre de l'autisme et de déficience intellectuelle, la communication sociale devrait être inférieure à celle prévue pour le niveau de développement général.

Remarque: Les personnes ayant des diagnostics bien établis avec le DSM-IV de trouble autistique, syndrome d'Asperger ou trouble envahissant du développement non spécifié devraient recevoir le diagnostic de trouble du spectre de l'autisme. Les personnes qui ont des déficits marqués dans la communication sociale, mais dont les symptômes ne répondent pas autrement aux critères du trouble du spectre de l'autisme, doivent être évalués pour le trouble de la communication sociale pragmatique qui est un NOUVEAUdiagnostic introduit dans le DSM-5.

Spécificateurs:

Avec ou sans déficit intellectuel;
Avec ou sans déficit du langage;
Associé à une condition médicale ou génétique connue ou un facteur environnemental;
Associé à un autre trouble neurodéveloppemental, mental ou du comportement;
Avec une catatonie.
Par exemple, plusieurs personnes qui avaient un diagnostic de syndrome d'Asperger recevront un diagnostic de trouble du spectre de l'autisme sans déficits intellectuel et de langage.
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peter62
 
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Inscrit le: 07 Mai 2012, 22:24

Re: Autisme : critères diagnostiques du DSM-5

Messagepar mauricemaltais sur 08 Juil 2016, 14:07

Bonjour

Depuis longtemps je me demande quel est vraiment la cause de "l'autisme. On parle souvent de dommages collatéraux. C'est-à-dire des dommages qui sont produits à cause de situations irrégulières. Ainsi si je me fie à mon état de santé depuis ma naissance jusqu'à l'âge de 7 ans j'etais souvent malade je souffrais régulièrement en particulier d'épilepsie. Et mon comportement relié sur moi-même était tel que si "l'autisme" avait exsisté j'aurais été étiqueté très vite comme faisant partie de cette famille. Je vous fais grâce de mes symptômes lors de cette période. Quand on subit un malaise on se replie sur soi-même. et si c'est plusieurs malaises différents on se repli encore plus.

Quand on va sur les forums on réalise que beaucoup d'autistes souffrent de malaises comme en particulier de l'eczéma. De plus en plus j'ai l'impression que le fameux replie sur soi-même n'est que la réaction normal d'une personne face à une maladie non facile à combattre. Donc la meilleure façon de diminuer ce replie sur soi-même c'est d'abord d'arrêter de considérer ce replie comme une maladie. Ce changement va encourager ces personne à moins se replier sur soi-même. Ce replie sur soi-même on le remarque plus sur les enfants pour plusieurs raisons mais chez les adultes ce replie sur soi-même se produit automatiquement quand on souffre d'un nouveau malaise difficile à faire disparaître.

À toute fin pratique pour faire disparaître à la longue ce replie c'est de pouvoir faire disparaître à la longue ces malaises que d'autres ont comme moi-même. J'espère que plusieurs "autistes vont me lire.

Maurice
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